29.1.09

and it's alright, 'cause it's all white.

y'est passé dix heures. j'ai écouté du beastie boys toute la soirée, et faudrait ben que je me couche, mais au lieu de ça je traîne encore online et je sens la salsa. pis ostie que ça été une bonne journée. une belle journée qui nous prend par surprise, ça fait toujours du bien.

voici donc, parce que je vais vouloir le relire des fois et ça va me faire du bien, comment face de beigne s'est fait mettre dehors aujourd'hui.

on se souvient de face de beigne comme un sympathique col bleu avec qui j'ai déjà vécu d'agréables péripéties concernant des bleuets.

et pendant que j'étais en vacances, il s'est fait surprendre en train de voler des bleuets. en fait, s'en transvider un quatrième casseau dans ses trois autres. pour l'avoir gratisse. et il s'est fait prendre. et s'est défendu en nous accusant d'avoir plein de bleuets pourris dans nos cups et d'être arrogants et baveux avec.

alors donc le boss nous a dit que la prochaine fois, il le mettrait dehors.

ce matin, il est venu faire sa commande avec sa grosse face complaisante et sa femme soumise. et il faisait le tour des rangées en reniflant des spéciaux, et autres items de condition moins-que-100% sur lesquels il pourrait nous quêter un alléchant rabais.

et le boss se plante à la fromagerie avec les bras croisés pour le fixer. alors il vient me voir, et me demande
- (pas fort) chu un bon client, hein?
- pardon?
- (légèrement plus fort) chu un bon client, hein? je viens ici depuis des années, hein?
- mes clients sont tous aussi importants les uns que les autres (ou une autre phrase faite d'avance).
- oui, mais ça fait des années que je viens ici, moi. (pas fort) pis on a été impoli avec moi l'autre jour.
- ah ouin?
- (petit ton chiant) ouin. quelqu'un a été impoli et arrogant avec moi.
- (joyeux) oui, je le sais!

et alors, désemparé de ne pas pouvoir se donner justice, il a payé son casseau de fraises et sa cup de brux (total: 3:44$) et il est parti. rendu dans le parking, il a envoyé sa femme parler au boss.
- pourquoi j'avais l'impression qu'on était suivis?
- parce que vous l'étiez, madame!
- comment ça, on a rien fait! y'avait plein de bleuets pourris dans vos cups l'autre jour!
- ah ouin? comment ça se fait que vous avez jamais pu me les montrer? ils sont passés où?
- y'étaient dégueulasses.
- madame, si on vend du stock dégueulasse, pourquoi vous venez acheter ici?
- aimeriez-vous mieux qu'on aille acheter ailleurs?
- euh... oui! pis si on vous revoit dans le magasin, mes employés peuvent utiliser la force nécéssaire pour se débarrasser de vous, et surtout appeler la police.

et ils sont partis. et j'ai été de bonne humeur pour le reste de la journée.

Aucun commentaire: