c'était super le fun et super plate en même temps. pour moi, "surveiller et être en charge" signifiait à l'époque rester à l'intérieur du pavillon et lire mon journal d'un bout à l'autre, mot par mot, afin de tuer le temps. ou encore traîner ma radio et écouter the buzz à journée longue. ou inviter mark à venir jouer au hockey, et finir par péter une fenêtre du pavillon avec un slapshot, et mettre ça sur le dos des jeunes.
après plusieurs semaines d'emmerdement, j'ai fini par ouvrir (avec une carte) toutes les portes barrées du pavillon. derrière l'une d'elle, j'ai découvert mon nouveau garde-manger de job, fourni par le club optimiste: chips, liqueur, bière, chocolat chaud. pu besoin de m'amener de lunch!
mais ce qui était vraiment trippant, c'était de s'occuper de la glace. des heures de pelletage -- la ville venait gratter quand il tombait plus de 10cm, sinon on le faisait à bras, ok c'est pas tant que ça, mais toute une patinoire c'est gros en crisse -- à chanter du refreshments dans ma tête. la meilleure stratégie afin d'avoir une belle glace pleine, c'est de boucher les craques et les trous dans la glace avec de la neige, puis, quand on arrose, faire bien attention d'arroser à côté des trous, pour que l'eau vienne recouvrir les trous pour bien figer dur. c'est pas ben ben compliqué.
arroser une bonne couche d'eau prenait environ 40-45 minutes. un bon 20-30 minutes à l'intérieur pour se réchauffer, aux frais des contribuables, et on retournait dehors. on faisait ça 4-5 fois en ligne, trois fois par semaine, et ça donnait la plus belle patinoire extérieure non-zambonisée de toutes les laurentides. y'a du monde qui descendait de prévost pour venir skater chez nous, je vous le jure!
ce qui a rendu ça vraiment mémorable, c'est que pendant deux semaines, le mercure descendait dans les -40 la nuit. le pire que j'ai vu, je pense que c'était -48. je rentrais chez nous à pied en finissant, et j'avais toujours la bedaine tellement gelée que j'en avais mal au ventre. c'est pour ça que maintenant, à chaque fois qu'il fait vraiment vraiment frette, pépère seb s'encourage toujours en disant "bah, y'a rien là, dans le temps je travaillais pour la ville de bellefeuille à arroser des patinoires la nuit à -48, dans un parc qui n'existe même plus, y'ont remplacé ça par un wal-mart". en fait, là ou était le parc, y'a un espèce de magasin où c'est écrit 'baliscus' en gros.
alors comme j'ai pas pu trouver de photo du parc nulle part, voici les chutes wilson en hiver:

et un silo à grain fucked-up dans le bout de st.tit.

(ok, c'était vraiment pas aussi intéressant qu'un journal de 1935, mais je m'étais dit que j'allais le raconter éventuellement et je m'en suis débarrassé à soir, à défaut qu'il se passe quelque chose d'intéressant dans ma vie.)
1 commentaire:
Il va falloir faire des bébés bientôt si tu veux un jours raconter cette histoire là à tes petits-enfants!!!! (encore une couple d'années...30-32ans ça me va ça hahahahaha!!!)
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