8.2.08

of the newport chainsaws?

je suis à peu près quarante-et-onze sortes de mauve de ma journée de marde. au fait, non, la journée en tant que telle était très bien, et mon midi a même été extraordinaire. mais après un après-midi de fou, fort propice à causer en moi la rage meurtrière qui revient faire son tour une fois de temps en temps, avoir à rester en overtime pour dealer avec des ostie de rats est venu décrisser mon moral à fond.

un genre de grosse face de beigne, avec le sourire fendu jusqu'aux oreilles est venu me voir vers cinq heures, alors que j'avais juste hâte de partir. un espèce de vieux laideron dans la cinquantaine. un col bleu! de quoi perpétuer leur réputation d'ostie de pourris.
- salut mon chum, je veux savoir, tes bleuets ils étaient pas 3 pour 5$ c'te semaine?
- euh, oui, en effet.
- mais là sont 2 pour 5.
- ben oui, c'est une nouvelle batch.
- tsss, c'parce que moi je pensais les payer 3 pour 5. tu peux pas m'arranger ça?
- euh, non, c'est une nouvelle batch, ils sont pas au même prix.
- va donc voir ton gérant, dis-y que c'est pour moi. je suis sûr qu'il est capable de faire mieux que ça pour un bon client.
- ouin, ok.
[je vais alors dans le backstore trente secondes pour faire semblant d'avoir parlé au boss.]
- non, chu désolé, c'est 2 pour 5, c'est le prix qu'on les a payés.
- ah bon, chu déçu. il est confiant en maudit pour traiter ses bons clients de même. [à sa femme] viens t'en, on s'en va.

et il crisse son panier là, se dirige vers la porte, mais avant de remettre ses trois casseaux de bleuets (à un exhorbitant prix de 7.50$, c'est du vol!) dans le comptoir, il s'en vide la moitié d'un dans sa main et sort. j'étais tellement en tabarnak, j'ai failli sortir le frapper.

j'ai plus l'intention de le servir. j'en reviens pas qu'il y ait du monde aussi malhonnête. et ça s'en va pas en descendant. d'ailleurs, je suis certain que dans dix ans, les stops vont être déclarés facultatifs parce que plus personne ne va les faire. et ça c'est aussi cave que de changer les règles de grammaire parce que trop de jeunes coulaient leur examen de français.

sont où vos couilles, sacrament? wake up, people! [okay, je plogue tout le temps des phrases en anglais dans ce que j'écris, mais je le fais sans faute!]

et ça fitte super bien dans une semaine où on s'en fait holdupper, on a reçu une plainte d'une grosse madame qu'on ne voulait pas laisser s'asseoir DANS les comptoirs, et où je me suis fait demander par une ostie de vieille sénile hystérique si je voulais lui montrer mes fesses. comme dirait randal, this job would be great if it weren't for the fucking customers.

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