correct, chu pas fin, je le sais. c'est pas fin de chiâler après ses parents, ou après les personnes âgées en général. je le sais. mais des fois, j'ai juste besoin que ça sorte. peut-être que j'ai trop regardé seinfeld au cours de ma vie, et que ça me rend déconnecté ou antipathique face à des situations ou des opinions ou des personnes qui font aucun sens selon moi.
ma mère s'est invitée chez nous jeudi soir, histoire de venir s'écouter parler sur tout plein de sujets, comme le fait qu'elle s'est fait enlever une masse de chair grosse comme un grain de riz près de son nez (ou "mon combat contre le cancer", selon elle). penser à d'autre chose pendant qu'elle parle toute seule, c'est pas si pire. c'est juste qu'après deux heures, au moment où elle s'en va, elle dit "bon ben amélie, j'ai ben hâte que tu m'appelles pour venir faire un tour, qu'on jase un peu". euh... qu'est-ce qu'on vient de faire? t'as besoin de jaser PLUS? ou tu veux lui parler sans que je sois là? (j'imagine une scène à la micheline lanctôt: "pis, sébas, y'est comment au lit?")
ok, vendredi soir, pas loin de 5 heures, le magasin est bondé, j'essaie de finir mon ouvrage pour décrisser, et matante monique se pointe pour faire sa commande. elle me mentionne qu'elle vient de s'acheter un routeur, et comme elle sait que j'ai installé celui de mon père, elle me demande si j'ai cinq minutes pour aller installer le sien. étant encore prisonnier de mon personnage faussement sympathique de la job, je lui dit oui, je vais passer samedi soir en finissant. câlice.
samedi 17h, après mon 10+ heures de travail, j'arrive chez mononcle bob et matante monique, avec l'intention d'être chez nous pour 6, après une ride de bike de 20 minutes.
en partant, l'ordi était encore dans sa boîte. alors j'ai dû déballer la tour, l'écran, l'imprimante, la souris, le keyboard, enlever tous les stickers et le tape sur cet espèce d'ordi réusiné que ma tante s'est acheté la semaine dernière, parce que voir une grosse madame rire d'un e-mail de grenouille à la télé donne apparament le goût à tout plein d'autres grosses madames de se grayer d'un ordi et commencer à s'entre-forwarder de la marde.
ensuite, étant donné que son ordi n'est pas un laptop, elle a dû s'acheter, en plus d'un routeur, une carte sans fil, qui est une espèce d'antenne pour recevoir les ondes wi-fi. alors j'ai dû ouvrir la tour et commencer à visser et dévisser et ploguer plein de petite shit miniature, ce que je n'avais jamais essayé auparavant, alors j'y allais pas mal sur le essai-erreur. au bout du compte, je n'ai pas réussi à installer le routeur, parce qu'étant que le modem était installé au sous-sol, et que l'ordi est à l'étage, je n'avais pas le cinquante pieds de fil ethernet requis pour momentanément relier le modem à l'ordi, le temps de les jumeler, et par la suite créer une connexion sans-fil.
si c'était juste ça, ça m'aurait pas trop fait chier. mais j'ai eu le droit à deux heures de conversation one-way avec une personne âgée pendant les deux heures que j'ai gossé avec l'ordi. deux heures à entendre matante monique parler de ses reins, de son dos, de ses petits-enfants (qui ne veulent plus, à 7 et 9 ans, qu'elle les berce) ("je comprends pas ça, moi jusqu'à l'âge de trente ans je demandais à ma mère de me bercer"), me sortir les tricots qu'elle a commencés, s'enfarger un peu partout et tomber à cause du bloody ceaser "trop fort" que mononcle bob lui avait préparé. matante monique qui essaye de ploguer le routeur dans la prise derrière le lit, et qui est incapable de se relever après. matante monique qui essaye de me payer pour mon temps avec le (vieux) carré de sable qui traîne dans sa cour depuis le début des années 70. malaise après malaise.
mon père m'avait averti, "si jamais elle t'offre quoi que ce soit à manger, refuse". apparament, c'est plus très propre. rendus à 70 ans, ils sont plus très capables de s'occuper de leur maison, et comme ça faisait au moins quinze ans que j'y étais pas allé, la maison a pris une tournure weird. l'escalier du sous-sol est devenu une gargantuesque chute à linge sale, et pour une raison quelconque ils ont tacké du treillis partout le long des rampes d'escalier dans la cuisine. en tout cas, une soirée mémorable. the end.
ah, et en passant, au lit je suis poilu et omniprésent. mais je tiens ma blonde au chaud.
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