je le répète sans cesse dans ma tête, this job would be great if it weren't for the fucking customers.
y'a une madame que j'ai croisée un matin, en sortant de déjeuner dans un petit resto cheapette à mirabel. en 2003. et depuis ce temps-là, à chaque fois qu'elle vient faire sa commande, elle me jase de ce restaurant-là. "vas-tu encore au barbecue mirabel? depuis que nicole, la serveuse, est pu là, c'est pu pareil. pis j'aime pas leur nouvelle recettes de crêpes...". quasiment intéressant.
et je suis câlissement pu capable de ce vieux monsieur sénile qui est tellement dans sa bulle et se pense tellement drôle. il est passé cinq fois cette semaine. ça se passe toujours pareil. "bonjour, je cherche l'enfant jésus, c'est-tu vous?". on peut lui répondre n'importe quoi, oui, non, il est en break, il a callé malade aujourd'hui... il s'est même fait répondre l'autre jour que jésus était mort. "ah, c'est parce que je vois dix auréoles de patience au-dessus de votre tête". ou trois, ou cinq, ça dépend comment il file.
et ensuite il demande un item relativement introuvable. "c'est pour faire le papinoché, un plat qu'on donne aux poissons qui nagent à reculons".
eh ben.
chu désolé monsieur, j'en ai pas de lait borden. chu désolé. "c'est votre prénom ou votre nom de famille, ça, désolé?". ha ha ha, hilarant. pis là, tu lui dis bonne journée et il te répond "quoi, tu dis que j'ai un gros nez?", et il danse une gigue et s'en va. à chaque ostie de fois qu'on le voit. un moment donné, à chaque semaine pendant 5-6 ans, ça commence à être moins drôle.
ouin, peut-être qu'il me manque encore quelques auréoles de patience.
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