23.4.09

you can sew it up, but you'll still see the tear.

(j'ai lu ça sur le site de JT UTAH, et j'ai trouvé ça vraiment bon. alors je partage.)

ceux qui suivent mon blog depuis un bon moment, savent que je ne joue presque jamais aux gérants d'estrades. il y a beaucoup trop d'experts qui le font et je préfère me concentrer sur mes talents de potineur. peu importe, cette après-midi, je me suis amusé à faire le même boulot que les journafifs de la presse. voici donc ma théorie sur pourquoi bob gainey s'entête à confier le filet à notre pretty boy national.

depuis qu'il est tout jeune, price, avec raison, est constamment louangé. des rangs juniors, en passant par la ligue américaine, price a toujours répondu et même dépassé les attentes. pour faire une comparaison un peu boiteuse, steve bégin, qui n'est pas le plus talentueux, a probablement fait plus de sacrifices que notre #31 pour accéder à la NHL. les athlètes de calibre supérieur ont rarement besoin d'être autant disciplinés que les autres. attention, je ne dis pas que price s'est pogné le derrière afin d'être repêché en 1re ronde par le CH. je soupçonne uniquement qu'il ne s’est jamais défoncé à l'ouvrage et c'est pourquoi carey price frappe un mur depuis qu'il est dans la NHL. l'immense talent de price lui a probablement permis de combler certaines lacunes au niveau de l'effort et de son éthique de travail.

aussi, je n'ai pas envie de juger carey price par rapport à son mode de vie, mais je veux simplement vous faire remarquer que son comportement hors-glace a peut-être fini par le rattraper. autre comparaison, croyez-vous que notre gardien vedette faisait la fête comme britney spears lorsqu'il était dans la ligue américaine? pensez-vous que carey price se tapait des poutines à 4h00 du matin lors du championnat du monde junior? les joueurs peuvent faire la fête et baiser toutes les petites pitounes qu'ils veulent, mais il y a certaine limite. je crois que certains joueurs du CH ont dépassé cette limite et cela leur explose en plein visage en ce moment.

pour la majorité des êtres humains, une des meilleures punitions ou motivations est l'argent. je m’explique: si vos parents vous payent vos frais de scolarités et que vos notes chutent, parce que vous partez sur une balloune, il se peut que vos parents décident de cesser le financement de vos études. au même titre que si vous êtes une jeune professionnelle et que vous venez de vous acheter un condo, les risques que vous commenciez à rentrer en retard au bureau et brosser le mardi soir sont assez minces. vous ne pouvez vous permettre de perdre votre emploi, car vous avez des factures à payer. pour des joueurs de hockey, qui ont leur contrat signé et garanti, les motivations monétaires ne viennent pas au premier rang. encore là, il ne faut pas se le cacher, même s'il n’y a pas juste l'argent dans la vie, il s'agit d'un facteur extrêmement motivant pour les gens normaux. évidemment, il y a aussi la reconnaissance, le plaisir au travail, le prestige, le statut, etc. étonnamment, tous ces éléments de motivation au travail sont déjà atteints pour notre supposé futur membre du temple de la renommée. donc, la seule corde sensible que bob gainey peut utiliser afin de motiver ses employés est la fierté d'être un gagnant. gainey doit jouer sur leur honneur et c'est ce qu'il fait en envoyant price dans la mêlée soir après soir.

carey a toujours gagné et performé. il a toujours été mis dans la catégorie des gagnants. aujourd'hui, il est un perdant. les grands athlètes, tels que roy ou brodeur, détestent perdre. et si price possède le potentiel de s'élever à leur niveau, la pire insulte qu'on peut lui balancer au visage c'est l'étiquette du perdant. en envoyant price devant le filet, gainey fait prendre conscience à price qu'il ne peut plus gagner. qu'il est un perdant. afin de redevenir un gagnant, carey price va devoir se prendre en main.

voici le message que bob envoie à price: "alors mon grand, tu penses que tu es une rockstar, une vedette? non, encore mieux, tu es rendu un sex symbol? tu es rendu aussi, sinon plus populaire que justin timberlake? tu crois pouvoir vivre le lifestyle des rich and famous et performer comme tu le faisais si bien au niveau peewee? alors, vas-y, prouve-le moi. je te donne toutes les chances que tu veux. impressionne-moi! tu aimes ça te penser hot devant les nunuches des téléréalités? fais-le donc maintenant, au centre bell, devant les enfants qui ont des posters de toi dans leur chambre. prouve à monsieur tout le monde que dépenser une fortune pour venir te voir jouer en vaut le coût. prouve aux fans que tu es un winner. et pas seulement dans ton lit et dans les clubs, mais aussi dans la NHL.

as-tu encore le désir de vaincre en toi? rêves-tu encore d'avoir ton numéro 31 au côté de celui de roy au plafond du centre bell? j'espère vraiment que tu n'es pas rendu un estie de loser comme saku. et n'oublie pas une chose, encore plus que du talent, de l'intelligence, même du génie, l'excellence naît de l’effort."

ps. saku koivu a vaincu le cancer et cela fait de lui un grand homme qui possède beaucoup de courage. par contre, cela ne fait pas de lui un grand athlète. la nuance est subtile, mais grandement importante lorsqu'il s'agit de remporter une coupe stanley.

pps. pour les fans de jaroslav halak: même s'il gardait les buts, le CH n'aurait pas eu plus de chance de gagner la coupe. on aurait peut-être un peu plus de fun à suivre les séries, mais les jeunes n'auraient rien appris. bob gainey apprend à ses jeunes à jouer en équipe. gainey apprend à ses joueurs le sens des responsabilités. you win as a team, and you lose as a team. ce n'est pas à halak à sauver le cul de price. ça fait chier, mais à long terme, ça devrait être bénéfique.

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