30.11.09

uh-oh.

'The Office' Ends As Documentary Crew Gets All The Footage It Needs

SCRANTON, PA—After nearly six years on the air, NBC's hit show The Office ended abruptly Thursday when documentary filmmaker Ian Sheffield announced that he and his crew had all the footage of the Dunder Mifflin Paper Company's Scranton branch required for their project. "In retrospect, we really over-shot this thing by an enormous margin," said Sheffield, adding that he likely had more than enough good material after filming a British workplace from 2001 to 2003. "We would have finished much earlier if one employee or another didn't insist on being interviewed every three minutes. And I have no idea why we were invited to Jim and Pam's wedding. All of that stuff is totally unusable." Sheffield said that the footage will be drastically cut down and used primarily as B-roll for the planned 90-minute educational film about paper manufacture and production.

27.11.09

it's all about trying to avoid me again.

quessé ça, câlice, des piments chrétiens. tabarnac.

cette semaine en spécial, photo floue d'un sac de coeurs de romaine. meilleure traduction ever:

25.11.09

y2kill.

j'ai pu récemment mettre la main sur un top publié par la revue musicale brittanique NME, qui calle les 100 meilleurs albums des années 2000. pas d'accord avec plusieurs choix, mais ça m'a surtout permis de me rendre compte de combien je suis rendu déconnecté de la musique d'aujourd'hui, et combien je vis tout seul dans mon petit monde musical. la preuve?

top50 albums, années 2000.
01 - the dandy warhols - thirteen tales from urban bohemia (2000)
02 - avec pas d'casque - trois chaudières de sang (2006)
03 - the sugarplastic - resin (2000)
04 - the white stripes - elephant (2003)
05 - ben folds - rockin' the suburbs (2001)
06 - gatineau (2007)
07 - the network - money money 2020 (2003)
08 - the arcade fire - funeral (2004)
09 - avec pas d'casque - dans la nature jusqu'au cou (2008)
10 - hollerado - record in a bag (2009)
11 - nelly furtado - whoa, nelly! (2000)
12 - les trois accords - grand champion international de course (2006)
13 - franz ferdinand (2004)
14 - sam roberts - we were born in a flame (2003)
15 - the strokes - is this it? (2001)
16 - weezer - the green album (2001)
17 - sarah harmer - you were here (2000)
18 - dropkick murphys - blackout (2003)
19 - radio radio - cliché hot (2008)
20 - les cowboys fringants - motel capri (2001)
21 - flogging molly - swagger (2000)
22 - the sugarplastic - 7x7x7 (2003)
23 - the white stripes - white blood cells (2002)
24 - dumas - le cours des jours (2003)
25 - les dales hawerchuk (2005)
26 - bran van 3000 - discosis (2001)
27 - ben folds - way to normal (2008)
28 - malajube - trompe-l'oeil (2006)
29 - xavier caféïne - gisèle (2007)
30 - gorillaz (2001)
31 - the presidents of the usa - love everybody (2004)
32 - bernard adamus - brun (2009)
33 - flogging molly - drunken lullabies (2002)
34 - green day - warning (2000)
35 - kings of leon - only by the night (2008)
36 - vincent vallières - chacun dans son espace (2004)
37 - manic street preachers - know your enemy (2001)
38 - WD-40 - fantastic strapagosse (2001)
39 - the white stripes - icky thump (2007)
40 - the presidents of the usa - freaked out and small (2000)
41 - vulgaires machins - compter les corps (2006)
42 - no doubt - rock steady (2001)
43 - daft punk - discovery (2001)
44 - damien robitaille - l'homme qui me ressemble (2006)
45 - bruce springsteen - we shall overcome (2006)
46 - the tragically hip - in between evolution (2004)
47 - daniel grenier et les guerriers de la lumière (2004)
48 - cake - comfort eagle (2001)
49 - the dandy warhols - odditorium or the warlords of mars (2005)
50 - rancid - let the dominoes fall (2009)

24.11.09

a break from getting up at eleven.

ah, ostie que vous (mark) avez manqué de quoi avec la dernière de curb your enthusiasm. enfin, après plus de onze ans, on a eu droit à un seinfeld reunion. on a pu voir l'équivalent d'un épisode de 10-15 minutes glissé dans l'épisode de curb. en fait, c'était la season finale, alors ils les ont tous passés au cours de la soirée. on a eu la chance, souris et moi, de se taper les 5-6 derniers.

ostie que c'est trop bon. en quête de punchs? on apprend que george a perdu sa fortune de plusieurs millions aux mains de bernie madoff, lui qui était devenu riche après avoir créé le iToilet, un app qui vous dirige vers la toilette acceptable la plus près de vous, peu importe où vous êtes dans le monde.

on apprend aussi qu'elaine est mère d'une petite fille, et que jerry a fourni le sperme... à part de ça, ben des cameos, genre kenny bania, la mère de george, etc... à voir.

crissement meilleur que (ce que j'ai pu vouloir voir de) la dernière de lance et compte. ostie de série plate de câlice. comment ruiner un classique, une série-culte en chiant n'importe quoi tout en étant assuré d'avoir des millions en crottes d'écoute. quelle finale de marde! septième match de la coupe stanley canadiens-nordiques. câlice. c'est impossible à tellement de niveaux. sans compter le fait que tous les joueurs de tous les clubs parlent français, et qu'on est allé ramener chaque fait divers qui s'est passé dans le hockey au cours des dernières années, et on invente une série avec ça. nuLLL.

ayant changé quelques postes sur mon illico récemment, je suis maintenant rendu avec la chaîne spike, comme si j'avais besoin de ça, moi, des UFC. au fait, je me le suis pogné pour pouvoir regarder l'émission 1000 ways to die, dont j'avais entendu parler à quelques reprises. il s'agit de dramatisations de morts freaks. exemple: un gars qui voulait se baigner dans un lac fait la bombe en sautant en bas d'une falaise, mais il atterrit avec une telle force et à un tel angle que plein d'eau rentre dans son rectum et déchire son gros intestin. hémorragie interne, perte de conscience, noyade. ou encore: un psychopathe trouve/vole/dépèce un coeur de vache afin de le ploguer sur une batterie de char et le fourrer. meurt par électrocution de la graine.

"god, that is good TV."
-- chandler bing.

21.11.09

live with ti-gus et ti-mouse.

résumé des 24 dernières heures. j'ai congé un samedi pour une rare fois et on en a profité pour rénover un peu.

vendredi soir, vidage de chambre dans le but de peinturer. ménage. une heure de mlb en cachette alors que le chien s'est endormi.

amélie est revenue à minuit, alors on a fait le party: quatre heures en ligne à écouter la télé dans le lit. on s'est loué bon père bad cop. une couple de bon gags, mais j'ai de la misère à comprendre pourquoi c'est le film le plus populaire de l'histoire du québec. au fait, je comprends pourquoi, je suis juste plus ou moins d'accord. et je sais que certains d'entre vous me tapent sur la tête à coup de "michel côté est un excellent acteur", mais yeech. ah, pis anyway, vous pouvez ben m'envoyer chier avec mes allégences pro-louis 19.

debout tôt ce matin (10h15, à grands coups de langue dans face). gossage. ménage. déjeuner tranquillement pas vite. vingt minutes de peinture. je clanche au rouleau, c'est ham qui est pognée pour faire le découpage...

pendant que ça sèche, on s'est poussés en vitesse vers le IKEA quand on a vu sur le site qu'il ne restait qu'une dizaine de bibliothèques billy "édition limitée toute en graffiti". sur la go and back en deux heures.

là je m'apprête à starter le rouleau, après ça on prend ça cool et la deuxième couche ira à demain matin. bonne soirée!

un sad pug:

un side pug:

photo cochonne invitante:

top10, mi-novembre 2009.
01 - les trois accords - dans mon corps
02 - billy ze kick - mangez-moi
03 - fatal bazooka - fous ta cagoule
04 - les trois accords - club optimiste
05 - les trois accords - le bureau du médecin
06 - nick cave - red right hand
07 - les trois accords - pas capable d'arrêter
08 - les trois accords - nuit de la poésie
09 - blur - trailer park
10 - les trois accords - pull pastel

20.11.09

"is it possible for you to SHUT THE FUCK UP for ten seconds?"

c'est assez rare que je me serve de ce blog non-lu comme tribune pour bitcher mes collègues de travail. même que je me demande si ça a déjà été fait.

y'a un nouveau à ma job depuis trois semaines. même que c'est moi qui l'entraîne. et il me fait carrément mentir pour toutes les fois où j'ai ostiné mon père que le stéréotype de l'adolescent attardé qui parle avec une patate dans la bouche n'existe pas. il s'agit ici d'un ostie de moron qui parle crissement fort, crissement trop, et qui n'a crissement rien à dire. quand on est dans le backstore, on l'entend parler sur son cell alors qu'il est au deuxième étage.

bref, j'ai pas mal de misère avec sa personnalité. il tente de flasher avec plus ou moins de succès, mais tout est dans l'attitude. c'est simple: il est meilleur que toi. il a de quoi à dire sur tout, et rien n'est de sa faute. tout commentaire constructif sur son travail est vu comme une tentative d'attaque, et il a une défaite de prête pour tout ce qu'on pourrait avoir à lui reprocher. parce qu'on a tort.

(oh my god, angus arrête pas de faire des gros pets puants.)

je n'ai pas l'intention de parler de ses performances au travail. c'est juste que ce soir, par un beau vendredi tout plein de november rain, on a fini vers 5h15. je punche, j'enlève mon tablier et je m'accote quinze secondes afin de jaser musique et sport avec guillaume. et on l'entend parler sur son cell au deuxième étage (d'où ma référence de tantôt). et il descend tranquillement pas vite, en y allant d'un "bon beeeen, jte rparle le gros" en fermant son cell. et il vient s'accoter avec moi, apparament.
- heille man, ça été une grosse journée hein?
- ouaip.
- j'espère que j'avais pas trop l'air poqué à matin.
- comment ça?
- bah, tsé, j'avais pas beaucoup dormi. je me suis couché tard.
- regarde, si tu rentres à l'heure, et que tu fais ta job, moi je me fous de ce que t'as fait la veille.
- ah ouin? ok, parce que j'ai veillé au dieu du ciel. pis je pensais que ça paraissait que j'avais mal au coeur...
et guillaume de sauter dans la conversation:
- pour moi t'as pas juste pas dormi hier...
- bah, tsé, j'ai bu une bière... deux... trois... pintes... peut-être plus...
- pour moi t'as pas juste bu hier...
- hehehehehe...

et il s'en va, fier de nous avoir raconté qu'il en avait viré une sale la veille. j'y vais d'un léger "ostie de moron" et je m'en vais chercher mon coat et mon ipod à ma case. le boss se pointe, il me dit "veux-tu ben me dire c'est quoi c't'ostie de cave-là? est-ce qu'il vient vraiment de se vanter d'avoir viré une brosse hier? en le disant super fort, et avec la porte de mon bureau grande ouverte?!"

18.11.09

c'est cool, comme une ambassade.

lundi soir, j'ai eu la pire idée de ma vie.

"heille ham, vu qu'on va jamais regarder la télé en bas, me semble que je devrais ploguer le illico dans la chambre."

et amélie est venue avec des yeux ronds comme des deux piasses. c'est écoeurant, faire le tour des postes couché dans son lit. me manque juste un frigo. et une bol. et un laptop. et une villa dans le sud de la france.

on amène angus chez le vétérinaire lundi pour lui faire enlever ses points. la technienne mexicaine nous dit "anngousse n'a pas de points, il les a sûrement mangés". gros câlice.

mon père est sorti de l'hôpital lundi, probablement au grand désarroi d'une couple de mes matantes, qui semblent l'avoir comme front runner de leur death pool...

14.11.09

the winnipeg equivalent of a geisha.

après une bonne couple de jours en ligne parsemés de couloirs d'hôpital, de psyc[h1n1]ose intense, de training de mox w/ attitude et de mangeage de bords de pantalons, ostie que ça fait du bien de laisser son cerveau à la maison, et de passer la soirée à quatre pattes à terre à jouer au hockey avec des bâtons miniatures, comme en '96... bonne soirée.


13.11.09

wow, je suis pas italien.

j'ai pas vraiment le goût de me lancer dans cette histoire-là, mais j'ai eu une semaine assez de marde, parce que sur les neuf frères et soeurs de mon père, à date j'ai eu droit à six commentaires d'à moitié mort, dans le style de:
"une chance que les médecins se sont trompés et que c'est pas le h1n1. parce qu'une personne normale aurait pu y survivre, mais pas lui."
ou encore l'excellent:
"il est bien mieux à l'hôpital. tsé, si y'était chez eux y'aurait ben pu mourir tout seul dans son salon."

fait que c'est super motivant comme ambiance et ça m'a donné une belle semaine en can of worms, alors merci beaucoup tout le monde.

10.11.09

if it's tourist season, why can't we shoot them?

comme j'ai pas vraiment l'intention de finir une chronologie exacte de tout ce qu'on a fait de cette fin de semaine-là, je vais poster encore une couple d'autres photos de scranton and back:

ça c'est pas mal l'affaire la plus graisseuse que j'ai mangée dans ma vie. on est entrés dans un ihop de middletown, ny, le long de la 84, où il devait faire 7-8 celcius dans le restaurant. je pensais qu'il serait sage de commander quelque chose de soutenant. voici donc la colorado omelette: trois oeufs mélangés avec de la pâte à crêpes, pour que ce soit plus consistant. des oignons, des piments. la moitié d'un pot de cheeze whiz. du bacon, de la saucisse, du jambon et du boeuf hâché. la crêpe est fermée, avec sur le dessus 5-6 bonnes grosses lanières de rôti de palette. gratiné au four. servi avec trois crêpes. et des toasts.

et un ti-boutte de chou.

map finale de toutes les différentes plaques de char qu'on a pu spotter en chemin.

top10, début novembre 2009.
01 - the flaming lips - bad days
02 - black eyed peas - i gotta feeling
03 - les trois accords - nuit de la poésie
04 - sheryl crow - if it makes you happy
05 - les trois accords - dans mon corps
06 - jérémi mourand - la musique est plate
07 - les trois accords - club optimiste
08 - otarie - culottes de cuir
09 - les trois accords - pas capable d'arrêter
10 - les trois accords - ton pantalon est plein

9.11.09

pas de panique, tabarnak!

je suis "obligé" de passer la soirée en bas, parce que la batterie du téléphone en haut est scrap. et j'ai eu genre cinq téléphones dans la dernière heure. le monde est en train de péter une coche avec la grippe. calmez-vous là-dedans.

mon père est rentré à l'hôpital aujourd'hui. h1n1. cliniquement certain, mais les tests reviennent d'outre-province dans trois jours. stable mais borderline critique. bipap avec intubation possible. interdiction de s'approcher sans masque, gants, jaquette, lavage intensif et armure.

et là la folie commence, et je suis choqué. mes oncles et tantes appellent non-stop aux soins intensifs pour avoir des nouvelles, et le staff commence à être en beau câlice. ensuite ils s'appellent entre eux autres et se pompent. ensuite ils nous parlent.

jusqu'à présent j'ai eu droit à un "bon courage" et ma soeur a eu droit à un "y'est trop tard pour lui" de la part de ma tante denise. ma soeur dit que ma tante lui a dit que mon oncle lui a dit que la garde-malade lui a dit qu'il lui a fait un petit sourire tantôt avec un quart de tata. autrement dit, il agonise et est pratiquement la onzième victime au québec, vite, faites venir monsieur le curé.

le monde est stressant.

ps. j'avais oublié de le mentionner: bravo dale, on est fiers de toi.
ps2. j'ai lu ça tantôt et je trouve ça drôle: le plus grand symbole socio-culturel de la chute du mur de berlin aux yeux des allemands de l'est est la banane. eh oui, la banane. c'était tellement rare en allemagne de l'est, étant donné que le marché de la banane est en majeure partie contrôlé par les américains, amis de l'allemagne de l'ouest, que ça coûtait plusieurs dizaines de dollars la livre pour s'en trouver à l'est dans les années 80. ainsi, quand les allemands de l'est ont traversé la frontière en 1989, la plupart des maraîchers près de la frontière ont fait des ventes incroyables.

8.11.09

big d and the kids' table.

j'arrive de mon staff party, et je droppe un petit post en attendant qu'amélie revienne de son show de fred fortin. après tout, mon shift de demain matin commence dans six heures et demie.

la bouffe était écoeurante, j'ai bu genre une bière, trois coupes de vin et quatre rum+coke. et oui, je me suis réconcilié avec le rum and coke. et j'ai dansé pas mal, apparament. en tout cas, je m'en rappelle plus ou moins, vous irez voir sur facebook si c'est vrai.

mais ce qui m'a le plus freaké, c'est de voir qu'un de mes collègues a vraiment un GROS problème de substance. une quinzaine de bières dans la soirée, des shooters en masse, et il demandait à tout le monde de lui trouver du weed. et ça a adonné que le dude avec qui je m'en revenais avait un gros grand coeur et l'a ramené à la maison, pour ne pas qu'il se fasse ENCORE saisir son auto. et il a passé tout le trajet à parler en anglais et appeler du monde pour se trouver du vert. et il a dû faire ses adieux aux deux bières qu'il s'était pris pour la route, mais que le raccompagnateur en question n'a pas voulu le laisser emmener avec lui.

et pour finir la soirée, il a tiré une grosse pisse en plein milieu de mon entrée. bonne nuit.

6.11.09

get your scrant on.

j'aime les roadtrips.

5.11.09

thank you, come again.

et dans notre perpétuelle série de flashbacks, voici l'épisode de ce soir: le shift de nuit, au couche-tard de bellefeuille, sur le bord de la 15, à l'automne 1999.

j'ai commencé cette job-là à la fin de l'été, quand mon emploi d'été avec la ville de bellefeuille attendait de devenir un emploi d'hiver. je faisais aussi ce travail-là en même temps que je terminais mon DEC au cégep, alors il m'est arrivé une couple de fois de travailler un minuit-8, d'aller à mes cours, et de retravailler le soir.

voici donc, avec anecdotes authentiques à l'appui, une nuit de travail typique au dépanneur, quand j'avais 18 ans.

22h40. après m'être levé et avoir regardé un épisode de musique pluche, je pars de l'appart, rue castonguay (où je vis avec ma mère), et je me rends à pied au dépanneur, à travers mgr-dubois, le parking du carrefour, et les deux viaducs au-dessus de la 15.
23:15. j'arrive à la job, je jase cinq minutes avec la vieille fumeuse qui fait le shift de soir et je commence 45 minutes en avance.
23:20. je mesure combien il reste de gaz dans les grosses tinques souterraines, et mes mains vont sentir le gaz pendant des heures.
00:08. j'ai entré le mauvais code pendant le changement de shift, et le boss arrive en beau câlice pour venir arranger l'ordinateur.
00:23. remplissage de la machine à café. elle est brisée et crache 6-7 cappucinos gratis au début de mon shift.
00:56. je remplis les liqueurs, sans jamais finir par comprendre pourquoi les bouteilles de crème soda sont aussi collantes.
01:21. le frigidaire à lait sent le tabarnac.
01:39. je remplis le frigo à bière et constate qu'on a encore vendu beaucoup de tornade et de boomerang, parce qu'on est en 1999.
01:57. mon boss pour la ville de bellefeuille, qui s'adonne à être un des meilleurs amis du fils de mon boss présent, ne comprend pas qu'il faut payer avant de mettre du gaz. il rentre, paye, rembarque dans son char, repart et arrache le tuyau d'après la pompe. ressort du char extrèmement confu, petits yeux rouges.
02:09. mark m'appelle, du couche-tard en face de l'hôpital, où il fait son shift à lui, pour me dire que deux gais sont entrés pour lui demander des condoms "les plus lubrifiés possible, parce que c'est sec à c't'heure-là".
02:31. je trouve la feuille qui dicte toutes les pâtisseries que j'ai à préparer pour le matin. quarante muffins, dix galettes, des brioches, des croissants, des biscuits, pis ben du pain baguette.
03:02. étant donné que j'avais mal rebarré la porte après le dernier client, je fais un ostie de saut en aperçevant qu'il y a deux personnes plantées en arrière de moi, et qui depuis tantôt m'entendent chanter à tue-tête les tracks 42 à 49 de short music for short people.
03:11. après son shift dans un bar du quartier industriel, une danseuse sort un sac de coke de sa sacoche et me demande la clé des toilettes en braillant.
03:48. vu qu'il n'a pas de gaz ni de pâtisseries à préparer, mark m'appelle encore pour me dire qu'il y a un espèce de robineux méga-weird dans son dépanneur qui lui raconte plein de conneries depuis une heure. il sera baptisé hobo con.
04:20. je m'écrase quinze minutes avec un kaiser jambon-fromage suisse, un sunny d, et une revue de snow.
04:34. l'espèce de gros dude qui fait de la radio à cime et qui est un des propriétaires du shack arrive, et comme à tous les soirs, achète toutes les galettes qu'y a dans place.
04:51. wow, ça cleane en estie, six cappucinos.
05:21. mark s'emmerde, appelle et me propose d'aller s'écraser chez lui en finissant, commander une pizza et regarder platine.
05:56. heille, c'est beau pareil, un lever de soleil au-dessus de l'autoroute.
06:24. vieux monsieur, un journal, un cherry blossom.
06:58. combien est-ce qu'il faut que tu sois alcoolique pour venir attendre que le gars enlève les cadenas de sur les portes du frigo à bière?!
07:17. nettoyeur liché, deux paquets de colts mild.
07:49. je remets à un quelconque client sympathique choisi au hasard un énorme muffin orange-canneberges, précédemment gardé de côté pour être éventuellement remis à un quelconque client sympathique en quête d'un muffin orange-canneberges.
08:02. ma caisse balance enCORE à la cenne près. in your face.
11:14. pas dormi de la nuit, répond à la porte pour payer une x-large fromage-saucisses, traite le livreur comme un client: "merci, bonne journée, à la prochaine".

4.11.09

it's not an abortion, it's an omelet.

petit angus est de retour à la maison, pas top shape, mais avec quand même pas mal d'énergie. tout va rentrer dans l'ordre. à part qu'il tire à blanc.

après lui avoir rendu visite chez le vet hier soir, histoire de lui sneaker le toutou avec lequel il dort tout le temps dans sa cage, j'ai décidé que tant qu'à me rendre à une grande maison vide où personne ne m'attend, aussi ben prendre mon temps. et ça m'a fait full du bien, sans compter que ça n'a vraiment pas été long. en plus, avec le ipod qui te balance des classiques en random, ça se fait trop bien. tellement que j'ai recommencé ce matin. 43 minutes pour me rendre à la job, avec le soleil et les gros écureuils dodus. pourquoi se faire chier à attendre l'autobus et payer 3$ quand je peux partir dix minutes plus tôt que d'habitude et faire mon workout? et en plus, je sauve mon lunch money. en tout cas, le temps que je passe à marcher équivaut au temps que je mets habituellement le soir pour promener angus, et il n'a pas le droit de sortir marcher pour dix jours. alors tant que je n'ai pas à l'emmener marcher le soir, je vais dépenser mon trop plein d'énergie en me rendant au travail à pied. après on verra.