je suis "obligé" de passer la soirée en bas, parce que la batterie du téléphone en haut est scrap. et j'ai eu genre cinq téléphones dans la dernière heure. le monde est en train de péter une coche avec la grippe. calmez-vous là-dedans.
mon père est rentré à l'hôpital aujourd'hui. h1n1. cliniquement certain, mais les tests reviennent d'outre-province dans trois jours. stable mais borderline critique. bipap avec intubation possible. interdiction de s'approcher sans masque, gants, jaquette, lavage intensif et armure.
et là la folie commence, et je suis choqué. mes oncles et tantes appellent non-stop aux soins intensifs pour avoir des nouvelles, et le staff commence à être en beau câlice. ensuite ils s'appellent entre eux autres et se pompent. ensuite ils nous parlent.
jusqu'à présent j'ai eu droit à un "bon courage" et ma soeur a eu droit à un "y'est trop tard pour lui" de la part de ma tante denise. ma soeur dit que ma tante lui a dit que mon oncle lui a dit que la garde-malade lui a dit qu'il lui a fait un petit sourire tantôt avec un quart de tata. autrement dit, il agonise et est pratiquement la onzième victime au québec, vite, faites venir monsieur le curé.
le monde est stressant.
ps. j'avais oublié de le mentionner: bravo dale, on est fiers de toi.
ps2. j'ai lu ça tantôt et je trouve ça drôle: le plus grand symbole socio-culturel de la chute du mur de berlin aux yeux des allemands de l'est est la banane. eh oui, la banane. c'était tellement rare en allemagne de l'est, étant donné que le marché de la banane est en majeure partie contrôlé par les américains, amis de l'allemagne de l'ouest, que ça coûtait plusieurs dizaines de dollars la livre pour s'en trouver à l'est dans les années 80. ainsi, quand les allemands de l'est ont traversé la frontière en 1989, la plupart des maraîchers près de la frontière ont fait des ventes incroyables.
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