19.6.09

tiens, c'est propre un peu.

il est vendredi, 5h05, 24 heures avant les vacances.

on déménage dans une semaine, et je suis tellement préoccupé par les millions de petits détails qu'il faut régler pour la maison, que j'ai à peine le temps de faire le deuil de mon appart. ah, l'appart. ce qui restera dans ma tête la référence de cette décennie. j'y aurai resté de 2000 à 2009, pis maudit que je trouve que le monde a changé depuis. le chemin par lequel je suis passé en revenant de la job n'existait pas quand je suis arrivé à lafontaine. c'était toute du bois. j'avais pas de job, pas de blonde, pas une cenne. quand j'ai mis les pieds ici, l'appart avait l'air de ça:

(merci paul, de me prêter ta face pour le bien de la cause) voyez comme c'était gris et moche et drabe et plate. des murs qui allaient du vert menthe au beige-rose-brun saumon. le tapis était encore d'un gris vierge (et non le brun déchiré qu'il est actuel, où vous pouvez laisser votre bébé par terre pendant dix minutes et il trouve le moyen de souper avec toutes les miettes).

et là, quelques milliers de jours plus tard, après tant de soirées collé avec ma blonde sur le divan, après des milliards de games de NHL sur le playstation, après un playcount collectif dans les six chiffres, après d'innombrables soirées entre amis à fumer des bats sur le balcon, je vais trimbaler tooouuuuuuuute ma shit dans une autre (plus) belle (plus) grande demeure, où je pourrai accumuler du stock pendant d'autres décennies à venir... j'ai hâte.

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