24.10.08

si tu w'la, grassideur!

y'a des journées comme ça... une super belle journée d'automne. un beau gros vendredi plein de soleil et de bruit de frouch-frouch quand tu passes dans des feuilles mortes. quand je suis trop trop joyeux, la job finit toujours par venir me chier dans les mains.

bof, pas la job vraiment. je suis juste chiâleux un peu. j'ai fini à six heures et vingt. je dois être au travail dans moins de douze heures, déjà, et j'ai une brassée de lavage à faire, une couple de cds à burner et une carte de fête à écrire pour demain. ma pinte de lait a coulé dans mon sac en chemin. des pamplemousses, c'est étanche, mais pas nécéssairement un bloc de cheddar 5 ans.

me semble qu'y a du bs et du vieux câlice pas mal de c'temps-là. une grosse madame, avec un pinch presque aussi long que le mien et un vieux chandail natchou devenu moulant, est venue me demander hier des "enveloppes d'épices pour faire d'la guacamole". wow, je pensais pas que culturellement, la guacamole se rendait à saint-jérôme. du moins, pas dans le quartier st-lucien. non madame, on en a pas, on a de la guacamole toute faite à la place. "ouin, ben y n'ont chez iga pis chez métro, pourquoicéfaire vous n'avez pas vouzautres?" euh, ben je sais pas moi. (réponse bidon et toujours pré-faite: "désolé madame, je vais en parler à la gérante d'épicerie, et je vais voir ce que je peux faire".) trente secondes plus tard, le boss de la boucherie vient me voir. "seb, y'a une madame qui cherche des épices à guacamole, on a tu ça?"

et le prix darwin de mon plusse meilleur client au monde: monsieur warren. et sa citation célèbre, "des melons, c'est du manger de nègres". aujourd'hui, il est venu me demander "des petites oranges pour pierrette". des clémentines, qu'il voulait dire. j'étais en file pour payer celle que j'avais dans les mains (ainsi qu'un muffin aux bleuets et un café), alors je lui montre. "non non, des petites oranges, ceuzes du maroc, comme au métro. y'n'avaient au métro, mais j'me suis dit que j'attendrais, pis là tu me dis que tu n'as pas?" ben oui monsieur, j'ai des super bonnes clémentines d'afrique du sud, super juteuses et sucrées.

le punch final: "ouin mais je veux pas des clémentines qui viennent d'afrique, j'en veux du maroc".

j'ai pas encore déterminé si les journées passent plus vite ou moins vite quand on est entourés de ridicule. une chance que l'amour passe à travers le linge...

2 commentaires:

Anonyme a dit...

La phrase pré-faite haha! C'est tellement vrai! L'important c'est de rester Zen!

DG

Amé a dit...

je t'aime coquine coucoune!!!! belle citation de apd'c!!!!