sept heures moins cinq. je viens de finir de parler à ma blonde, et tout semble bien s'enchaîner: j'écoute 'dig' (un documentaire sur les dandy warhols et le brian jonestown massacre) en background, j'ai une brassée de lavage qui starte, et j'ai vingt minutes avant d'aller mettre l'autre stuff dedans, soit exactement le même temps que je laisse à ma pizza tomate-mozz-parmesan-basilic-aneth pour cuire. j'achève de tout clencher cette besogne que j'accomplis en me promenant tout nu (mais en pantoufles) dans l'appart, histoire de juste avoir assez frette pour enjoyer encore plus le bain chaud qui achève de couler.
ma patte droite (celle qui n'est pas enflée) frôle à peine l'eau que le téléphone sonne. ma mère. et comme ça fait environ huit secondes (à la luke perry, pas à la karl tremblay) que j'ai raccroché avec amélie, je sais que ça fait dix minutes qu'elle rappelle et raccroche à toutes les dix secondes. je le sais, je tiens ça d'elle.
s'est ensuivi une LONGUE conversation PLATE sur le fait que ma mère badtrippe comme une truie parce que msn part tout seul à chaque fois qu'elle part son ordi et que ça se connecte sur le compte de la fille à son chum (pas mon problème.) et que "toutes ses chums lui envoyent plein de messages pis de conneries" (also pas mon problème.). j'essaie de lui expliquer le plus lentement et clairement possible comment 1- ne plus que son programme s'ouvre automatiquement et 2- qu'il ne se connecte plus automatiquement. trop compliqué, comprends pas. ça marche pas, ça marchera pas! c'est ça je fais, pis ça marche jamais! et elle me raconte ça, et moi je suis tout nu, accoté sur le comptoir de la salle de bain, et je suis passé à un taux de frigorification plus-que-désagréable qui n'était aucunement prévu dans mon plan de match, et je me redis encore une fois que crisse qu'il y aurait du monde qui ne devrait pas avoir d'ordi. ben oui, c'est ben pratique, mais c'est trop compliqué pour toi, madame. vous devriez vous en tenir à vous bercer et regarder dehors.
écoute, si au moins tu prenais le temps et la liberté de fouiner dans ton ordi un peu, pour apprendre et découvrir par toi-même comment ça fonctionne, au lieu d'en avoir aussi peur. bruce mcculloch disait "don't let it scare you, let it free you" (ok, il parlait du fait que les doors n'avaient pas de bass player, mais ça s'applique pareil). on sait jamais, ça te donnerait peut-être le goût de sortir sans renfoncer tes ongles dans ta sacoche. ça te donnerait peut-être le goût de te taper une première journée de travail en quatre ans sans être convaincue que le stress de ta job te ferait perdre connaissance. ça t'empêcherait peut-être de te ramasser à l'urgence parce que tu penses que tu fais une baisse de pression pendant que ton chum te baise.
heille, wow, ça fait du bien. 75$ de sauvé. fuck you, pierre lalonde!
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