17.5.08

souris, car la vie est un fromage.

je me lève, 5h45am. j'éteinds mon cadran, je mets le pied à terre, et tout à coup, tout se met à aller vite. je pense vite, je marche vite, je bouge vite, je respire vite, je parle vite. je vois des milliers de personnes et je dois faire des milliers d'affaires. pis j'ai mal à tête.

17h21, le punch fait 'clouc', et mon cerveau s'est relâché subitement. le boss m'accroche pour me dire "mardi matin, viens me voir, je te fais faire une clé de mon bureau" ainsi que "j'va te le dire là... maudit que tu travailles ben. pis quand t'es là, les autres travaillent ben". geh!

je mets le pied dehors, ça sent la pluie à plein nez! il restant-de-mouille de y vient de mouiller beaucoup, pis ça sent bon! je mets mon hood, je me poppe une playlist païenne et je flotte jusqu'à la maison tranquillement pas vite en écoutant de l'indo et du eels. et pour la première fois depuis un bon boutte, je relaxe vraiment. je regarde les arbres, je spotte des oiseaux... à une certaine époque, les arbres étaient super importants pour moi, je pensais que les arbres étaient la réincarnation ultime de monde dont les âmes étaient enfin arrivées à maturité. et faut croire que ça me manque un peu de juste chiller avec les arbres, écrasé sur une grosse roche.

photos oldschool d'arbres et de roches:

petit chemin mythique menant à mon chillage dandrorochien, circa printemps 2000.


mon premier spot préféré pour m'écraser (j'ai changé de place par la suite), ce petit boisé a depuis tout été rasé, c'est maintenant rendu des condos. mon âme n'avait qu'à aller se purifier ailleurs.

who cares? je suis en vacances dans 194 heures et demie.