21.11.07

you can feel anything you wanna feel, and call it real.

de retour en attendant que mes grilledcheese au thon cuisent, alors j'en ai pour un bon douze minutes à raconter des anecdotes du mass roadtrip. c'était mucho écoeurant!!

on partait le dimanche soir, en étant pas trop sûr de l'heure à laquelle on voulait décoller, parce que les red sox jouaient ce qui pouvait être le match décisif en soirée. une chose était sûre: il fallait qu'on dorme le moins possible dans la nuit de samedi à dimanche afin d'être assez fatigué pour vouloir faire un somme en après-midi et décoller après.

le résultat était évident: dormi de 4 à 9am, trop réveillenarvé pour dormir en après-midi. on est donc partis vers 4pm, avec quelques bagages et une playlist de la mort. après avoir passé les douanes vers 7-8h, on trouvait que les autoroutes du vermont (et du new hampshire) étaient ben tranquilles et sombres. de multiples arrêts pour aller pisser dans des dépanneurs et ramasser de la cochonnerie dans diverses price choppers réussissaient à nous tenir éveillés jusqu'au prochain arrêt. au moins, plus on approchait de boston, mieux la game rentrait à la radio. on pénétrait le massachussets un peu après minuit, au moment où les red sox ont gagné la série mondiale. c'était écoeurant, même les petites vieilles dans les tollbooths étaient habillées en sox. (here's your change, and GO SOX!!!!!)

on a traversé boston un peu avant 1am, photo absolument absurde et capotée prise dans un tunnel quelconque sur la I-93:

passé boston, en direction de cape cod, la civilisation devenait de plus en plus rares, y'avait de moins en moins de rest areas, donc de dépanneurs et de ce vital café dont on avait tant besoin. après une tentative infructueuse de faire dodo dans le char dans un parking de mcdo vers 3h du matin, on continue jusqu'au bout de notre chemin et on débarque à orleans (ou était-ce eastham?), un petit village sur le bord de l'océan.

mais là, rien du tout, le noir total, des petites routes où l'on voit rien, des maisons où tout le monde dort encore. un seul feu de circulation au milieu de la ville, pas ben ben de lampadaires, pas de commerce ouvert. tout à coup, on se rend compte qu'on est suivis. et c'est encore plus chiant de se faire coller au cul quand on sait pas où on est et qu'on voit rien. et en plus, câlice, c'est la police! ils nous lâchaient pas, on savait pas quoi faire. en catastrophe, ham tourne dans un parking, pour se faire clencher à la dernière seconde par les deux chars de police qui s'arrêtent pas loin de nous. et c'est là qu'on se rend compte... qu'on a trouvé un dunkin. merci, police de orleans, pour avoir réussi à nous faire tenir debout une autre couple d'heures...

deux cafés, un bagel, l'album live de louis-josé houde, un vingt minutes de petits chemins pour se rendre, très littéralement, sur le bord de l'océan, à attendre que le soleil se lève. des photos:

alors on récapitule: 6-7 heures du matin, à cape cod, tout le monde est joyeux et sur le gros party parce que les red sox ont gagné la série mondiale quelques heures auparavant.

et ce qui était vraiment cool, c'est qu'apparament tout les habitants du village viennent se parker deux minutes sur le bord de l'océan, regardent le paysage, puis repartent travailler. j'avoue que ça doit être écoeurant comme vie.

alors, avec zéro dodo dans le corps, on revire de bord, on se pogne à déjeuner en chemin, et on arrive à boston en fin d'avant-midi.

la suite plus tard!

Aucun commentaire: